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110201706

Les moulins à vent du Plessis et de Foudon

LE TRAVAIL DU MEUNIER.

Nous ne possédons pas, du moins pour l’instant, de documents concernant directement les meuniers du Plessis et de Foudon ; Cependant; nous avons des témoignages de meuniers ayant exercé fin du XIXème début XXème siècle entre autres, celui de Pierre Roullet, meunier au moulin à vent de la Bigotière à Mozé, à la fin du XIXème début du XXème siècle évoqués dans l’ouvrage suivant : Claude Rivals, Pierre Roullet La vie d’un meunier à la belle époque, Editions Jeanne Laffite (1).


Pour mettre en route sa machine, le meunier doit évaluer la direction et la force du vent, il est un spécialiste de la météo ! Puis il met au vent le moulin en le faisant pivoter à l’aide de la queue ou de l’escalier, il peut se faire aider par un âne, ou bien utiliser un treuil, il règle la surface de la voilure selon l’importance du vent. Pendant le fonctionnement, il arrive que ce dernier tourne, gare si le maître des lieux n’est pas vigilant : le moulin peut virer « à revers » et causer des dégâts à la mécanique ... et aussi à la réputation du meunier ; le vent   varie parfois d’intensité, à ce moment là, il faut régler la surface de la voilure. Regardons d’un peu plus près cette opération : si elle est facile avec un dispositif BERTON (nous en verrons le principe plus tard) par contre, avec une machine munie de toiles, cela se complique car il faut arrêter le moulin (utiliser le frein, serrer les meules), puis grimper aux   ailes afin de faire les réglages de surfaces, remettre au vent (éventuellement) et puis tourner moulin ! ; Cette opération acrobatique et périlleuse, demande un quart d’heure environ et peut se répéter plusieurs fois par jour. Quand le moulin tourne, il faut une surveillance constante des vents, un peu comme doit le faire le commandant d’un navire.


Le vent commande le meunier, quand ce premier souffle, le moulin doit tourner jours et nuits, même le dimanche, pour cela on pourra demander (éventuellement !) l’autorisation à Monsieur le Curé qui acceptera moyennant une aumône.

LES VENTS EN ANJOU (D’APRÈS PIERRE ROULLET : ouvrage cité ci-dessus)

« Pour notre région les vents sont souvent sud, ou bien sud-ouest, ouest ... le  vents du nord et surtout de l’est et du nord-est soufflent surtout en hiver, quand il fait froid ; ils sont plus réguliers que les vents d’ouest, ceux-ci sont en général forts à très forts, avec de fréquentes rafales .. En terme de meunier et d’Angevin, on parle de vents « foucadiers »... »

Pierre ROULLET précise : « En hiver, le vent souffle du nord-est, c’est un vent régulier comme un moteur, surtout la nuit ; Le vent souffle du sud ... le matin, puis entre midi et 14 heures au soleil, une brusque saute de vents (virée de galerne), voilà le vent au sud-ouest ou à l’ouest... »

Par vent très fort, il était possible de tourner sans toile, d’où l’expression ... virer à râteau ... pourquoi « râteau » ? Parce que les ailes devant recevoir de la toile sont composée d’une vergue traversée par des barreaux, cela donne une ressemblance avec un râteau.

Quelques termes   de meunier : l’est s’appelle soulaire, l’ouest galerne, le nord d’à haut, le sud   d’à-bas.

(1) Il s’agit d’un témoignage passionnant, non seulement sur les moulins, les meuniers, leur vie, leur culture etc. mais aussi sur la vie paysanne de cette époque, on notera un passage très fort sur la   Guerre de 1914-1918, mais aussi une réflexion, des faits relatés, concernant les   Guerres de Vendée.

Nota : On trouvera beaucoup plus de renseignements sur les meuniers et leurs moulins, en consultant des ouvrages de spécialistes, l’Association des Moulins d’Anjou publie de nombreux brochuress à ce sujet (17 rue de la Madeleine, 49000 ANGERS)

Carte des vents

Graphique représentant en abscisse (axe horizontal) les orientations des vents et en ordonnée (axe vertical) le nombre de jours (moyen) par an pour l’orientation donnée (D’après   la station météo d’Angers, pour les années 1953-1975, informations communiquées dans l’ouvrage : ,     Claude Rivals, Pierre Roullet La vie d’un meunier à la belle époque, Editions Jeanne Laffitte).  Ce document met en évidence les vents dominants de nord-est et de ouest-sud-ouest, il ne concerne que 252 jours par an, les 13 jours manquants sont calmes.


Mais le meunier ne doit pas seulement surveiller le vent, il lui faut être attentif aux bruits du moulin et au fameux tic-tac afin de déceler la moindre anomalie. Vigilance aussi, quand la sonnette retentit, c’est qu’il n’y a plus de grains à moudre, si l’on tarde trop, les meules peuvent chauffer et causer un incendie (d’après le meunier du moulin de l’Épinay, à la Chapelle-Saint-Florent).

Surveillance aussi de la mouture, pour cela il la palpe entre le pouce, l’index et le major.

Le meunier profite de l’arrêt du moulin (pas de vent) pour faire (faire) quelques réparations : repiquage des meules, changements de pièces usagées etc.

DE LA REPUTATION DES MEUNIERS ....(1)

En 1788, le curé Trouvé de Lenay (à coté de Montreuil-Bellay) adresse une lettre aux autorités .

Après avoir rappelé que pour soulager la misère, il faut en connaître les causes : certes « ... le libertinage, l’yvrognerie, et la fainéantise en soient l’une des causes...  » Monsieur le curé   estime que les meuniers ont une lourde responsabilité.
« 
l’article 25 de notre coutume assujettis tous les meuniers à rendre 13 boisseaux de farine pour douze boisseaux de froment ; par un ancien usage, qui fait à peu près loi actuellement, il paroit qu’il y a eu une convention tacite de se contenter de douze pour douze, pour tenir frais de voiture. Mais qu’arrive-t-il ? Le meunier rend tout au plus dix pour douze au journalier et aux pauvres particulièrement ; ces malheureux n’osent se plaindre du larcin qu’on leur fait, parce que vers la fin de l’hiver, ils y ont recours a ce meunier, qui, par l’éxédent qu’il a pris de son juste salaire, les y force ; alors profitant de leurs besoins, il leur prête du grain qu’il convertit en farine, et exige au moins quatre sols par boisseau, audessus du prix courant ; le moment de la récolte arrive, ne perdant pas de vue son débiteur, il se fait payer en nature, et prend leur grain a quatre sols par boisseau audessous de la juste valeur. Le malheureux se prête à toutes les infâmes manoeuvres du meunier, parce qu’il prévoit que l’année suivante il sera encore forcé d’avoir recours à lui...  »  

Première remarque : si les pauvres sont pauvres, cela peut-être de leur faute : le libertinage, l’yvrognerie et la fainéantise ... Certains riches pratiquent les mêmes « activités » mais ils restent riches !

Deuxième remarque : le volume (occupé) du blé avant le mouturage est inférieur au volume (occupé) par la farine, il y a là un phénomène de foisonnement.

Troisième remarque : les meuniers ne sont certainement pas tous des voleurs !   Mais vers la fin du XVIIIème siècle, ils ont, à tort ou à raison, la réputation d’une certaine aisance, et d’être un peu « truand », il est vrai qu’avec l’exemple ci-dessus   on ne peut s’étonner de cette réputation !.

DE LA RICHESSE ET DE LA RÉPUTATION DE NOS MEUNIERS (FIN DU XVIIIème SIECLE)

Rapporté par Christian Cussonneau dans Les MOULINS d’ANJOU (Images du Patrimoine)

Alors nos meuniers du Plessis et de Foudon étaient-ils des « fripons » ?, Aucun document nous le dit, donc en l’absence de preuve, nous dirons qu’ils étaient sans aucun doute, des modèles ! ( les historiens, les vrais, ne lisez pas ces deux précédentes lignes !).

Étaient-ils riches ?, là nous disposons de documents nous permettant de nous faire une idée, il s’agit des rôles de taille.

La taille est un impôt, direct et personnel, dû au Roi ; La somme globale que doit payer chaque paroisse est calculée par les autorités, puis la répartition (esgail) par « feux »,(« foyer ») à l’intérieur de la dite paroisse est déterminée et prélevée par des « collecteurs ». Ces derniers perçoivent pour leur travail 6 deniers par livre prélevée.
La liste des contribuables avec le montant de cet impôt   s’appelle : le rôle de taille, nous possédons ces documents pour Foudon et Le Plessis-Grammoire relatifs à l’année 1787, c’est en « dépouillant » ces documents que l’on va pouvoir obtenir une idée de « l’aisance » de nos meuniers.

Pour Foudon Le Plessis-Grammoire

Montant de la taille en livres

Nombre de feux
de la tranche

En %
de la tranche

Plus de 60 livres

0

0%

De 60 à 40 livres

2

1,69%

De 39 à 30 livres

2

1,69%

De 29 à 20 livres

4

3,38%

De 19 à 10 livres

28

23,7%

De 9   à 4 livres

24

20,33%

Moins de 4 livres

58

49,15%

Montant de la taille en livres

Nombre de feux
de la tranche

En %
de la tranche

Plus de 60 livres

2

1,27%

De 60 à 40 livres

6

3,82%

De 39 à 30 livres

2

1,27% ;

De 29 à 20 livres

12

7,64%

De 19 à 10 livres

32

20,38%

De 9 à 4 livres

26

16,56%

Moins de 4 livres

77

49,04%

Histogramme récapitulant, pour les deux paroisses, les tableaux précédents

Les taxes sur les moulins

Montant de la Taille pour nos meuniers :

A) Plessis-Grammoire :

Bardoul René, l’ainé, moulin des plantes, aux Dimetières : 17 livres

Bardoul René, le jeune, moulin des Dimetières : 10 livres

B) Foudon :

François Troulay [Troullé], moulin de la Porée : 18 livres .
Jean Maurier, moulin de la Bimbière : 20 livres
Mathurin Lambert, moulin des Cloteaux : 15 livres

Sur cinq meuniers, un seul se trouve dans la catégorie des « 29 20 » livres, les quatre autres sont dans la catégorie des « 19 à 10 » livres (et encore le premier est en « limite basse » dans sa catégorie). Ils se placent nettement au-dessus des artisans (moyenne approximative au Plessis : 3,25 livres ; à Foudon : 2,4 livres ), ils se retrouvent dans ce qui pourrait s’appeler « les classes moyennes », catégorie des petits agriculteurs « qui s’en sortent » (comme certains closiers). Christian Cussonneau écrit, dans LES MOULINS D’ANJOU - ouvrage déjà cité- « ...  Roturier mais non point asservi, ni gueux ni bourgeois, il était au centre de la vie villageoise.  » ; A la veille de la Révolution , nos meuniers du Plessis-Grammoire et de Foudon ressemblaient à la grande majorité des autres meuniers de l’Anjou et sans doute du royaume .

Il est à noter, que, comme d’autres artisans, le meunier était souvent aussi agriculteur, ou vigneron, voire même une autre activité : dans les archives paroissiales de Foudon, nous avons même trouvé deux personnes qui sont déclarées : « meunier-marchand » (en 1685 et 1695).

Remarquons que ce rôle de taille ne parle pas du moulin Lebreton, situé aux dimetières (nord), tout laisse penser qu’il a été construit vers la fin du XVIII début du XIXème siècle.

UN SCOOP ...

Dans les pages précédentes, nous avions commencé à évoquer les moulins à vent du Plessis et de Foudon, depuis nos investigations ont continué dans les Archives Municipales et Départementales. Nous avons maintenant une idée plus précise de l’histoire de ces machines, et même   avons-nous   « découvert » un septième moulin ! (grâce aussi à Michel Raclin des Amis des Moulins d’Anjou !). Si en d’autres temps « certains » avaient perdu la 7 ème Compagnie, nous par contre, nous avons retrouvé un septième moulin, alors à quand le huitième ?   Ne désespérons pas car notre étude s’étend, à peu près, de 1750 à 1925 et nous allons continuer à rechercher avant cette première date - du moins nous allons essayer - car les archives dans ce cas sont plus difficiles à trouver et aussi à interpréter !

Voici un tableau récapitulatif des moulins connus à ce jour pour notre commune.

Noms des moulins

Carte de Cassini

~ 1750

Acte (*) notarié de 1782

Rôle de Taille de 1787

1794

(An II)

(**)

Cadastre   1812

(***)

Matrice cadastr.

~1850

Matrice cadastr.   ~1881

Date de démolition.

1-Les Plantes

oui

nc

oui

oui

oui

oui

oui

1913

2-Dimetières

non

oui

oui

oui

oui

non

non

1843

3-Dimetières Nord

non

nc

non

oui

oui

oui

oui

1914

4-La Bimbière

oui

nc

oui

oui

oui

oui

non

1874

5- Les Cloteaux

oui

nc

oui

nc

oui

oui

oui

1924

6-La Porée

oui

nc

oui

nc

oui

oui

non

1865

7-La Bourgeoisie

non

nc

non

nc

non

oui (1847)

non

1858

- nc = non concerné par le document   -   (***) Il s’agit du cadastre de Napoléon

- (*) L’acte notarié de 1782 concerne seulement le fermage de René Bardoul père à son fils René Bardoul fils pour le moulin des Dimetières (n°2).

- (**) Pour 1794 (AN II) le document ne concerne que le Plessis-au-Grammoire.

- Nous ne connaissons pas, pour l’instant, les dates de construction des moulins (sauf pour le N° 7, à la

Bougeoisie), les documents indiqués dans le   tableau ci-dessus permettent seulement d’attester la

présence des différents moulins aux dates indiquées.


LA PETITE HISTOIRE DES MOULINS DE LA COMMNUNE

A) LE MOULIN DES PLANTES

Le moulin des plantes

POUTIER René est le gendre de René BARDOUL père

En 1843, la présence de Louis Marin PIGEON, meunier, est attestée aux Plantes, (il s’agit sans doute d’un employé ?), à sa mort en 1847, il est également déclaré de la même façon. Sa femme Henriette BARRE, se remarie avec MARCILLE Eugène père (meunier et fils de meunier) qui est déclaré nouveau propriétaire. Il est possible de préciser que Madame Veuve POUTIER décède en 1846, Louis Marie PIGEON donc en 1847 et que Madame Veuve PIGEON, née BARRE, se remarie avec MARCILLE Eugène en 1848 (année de mutation).

René BARDOUL père a eu 14 enfants, 12 du premier lit, 2 du deuxième ; Sur ces 14 enfants 9 sont décédés, on note que 5 d’entre eux ont disparu entre août et octobre 1765, leur âge s’étendait entre 3 et 11 ans, on peut penser à une épidémie de fièvres comme la dysenterie, celles-ci sévissaient souvent vers l’automne et touchaient les enfants et autres personnes fragiles.

Ce moulin est sur la carte de Cassini, il était équipé d’ailes BERTON (vestiges retrouvés dans un abri de jardin) et une machine à vapeur a été sans doute utilisée (souvenirs de Monsieur Lucien PALIERNE qui nous a montré des éléments de la dite machine, ainsi que l’emplacement du puits d’alimentation en eau)

B) LE MOULIN DES DIMETIERES

Le moulin des dimetières

Ce moulin n’est pas sur la carte de Cassini, sa présence est attestée par un acte notarié de 1799, relatif à un « bail à ferme » de René BARDOUL père à René BARDOUL fils, il est écrit : «  ... que le preneur, a dit bien scavoir et connoitre pour en jouir depuis plusieurs années, par bail passé devant nous le douze juin 1782 ... ». La date de 1808 correspond (à peu près) à la fin de ce bail et probablement à l’acquisition du moulin par René BARDOUL fils, ce qui est sûr, c’est que le cadastre de 1811 le cite comme propriétaire.

La famille POUTIER René est celle que l’on retrouve au moulin des Plantes.

René BARDOUL fils vend son moulin à son beau-frère René POUTIER René (marié avec Renée BARDOUL) en 1824.

C) LE MOULIN DES DIMETIERES NORD

Le moulin des dimetières nord

Ce moulin n’est pas sur la carte de Cassini, il n’est pas mentionné sur le rôle de taille de 1787, sa présence est attestée en 1794 (AN II°).

Dans l’inventaire des biens de Pierre Théophile BERTON père établi en 1861, suite à son décès, on note : « [il est du par] Monsieur Richard, meunier au Plessis-Grammoire, [la somme] de 229 f.  », ce qui laisse penser que ce moulin est équipé d’ailes BERTON (voir « LES AILES BERTON : LE SUCCES D’UNE INVENTION » Les cahiers de l’AMA, N°4, avril 1998).

LE MOULIN DE LA BIMBIERE

Le moulin de la bimbière

Ce moulin est représenté sur la carte de Cassini.

En 1774, Jeanne Lelièvre, veuve Pinard, se remarie avec Jean Maurier (né en 1744) de la paroisse Saint Samson d’Angers, en 1775, il naît de cette union quatre enfants. L’un d’eux, Jacques, connaîtra un sort tragique : en 1807, il décédera en Prusse, dans un hôpital militaire, des suites «  d’un coup de feu au bras ». L’avis de décès arrivera en 1810 seulement, on ose croire que la famille a été prévenue avant. D’ailleurs cette année, 1810, est une année de malheurs : 24 mars, décès de Jeanne Lelièvre, 18 décembre, décès de Jean Maurier et le 31 décembre arrivée de la transcription de décès de Jacques.

C’est Jean MAURIER qui est nommé sur le rôle de taille de 1787, En 1793, il est déclaré cultivateur au mariage de Jeanne Perrine Pinard, sa belle-fille. Jean-Pierre Pinard a donc repris le moulin.

E)   LE MOULIN DES CLOTEAUX

Le moulin des cloteaux

Remarque : il faut remplacer le point d’interrogation situé à gauche par : François LAMBERT (1641-1701) et Mathurin LAMBERT ( ?-1735).

Ce moulin est sur la carte de Cassini, un acte notarié de 1779 règle la succession de Jean LAMBERT décédé en 1748, en faveur de ses fils   Jean et Mathurin.

Dans la matrice cadastrale relative aux années 1830-1860, nous remarquons qu’il y a deux moulins sur la parcelle C525, les surfaces occupées sont évidemment les mêmes, les catégories aussi, seules les valeurs de l’impôt diffèrent (42,12 et 32,12). Alors s’agit-il d’une erreur d’écriture ? ou bien cela veut-il dire que le moulin a été reconstruit ou encore modifié (installation d’un système Berton par exemple), s’agit d’un autre moulin à la présence éphémère ? (aucune trace dans les « augmentations » et « diminutions » des matrices), pour l’instant nous pensons, avec prudence, à la deuxième solution, mais il y aura peut-être lieu de faire des investigations plus poussées dans les archives notariales de l’époque

F)   LE MOULIN DE LA POREE

Le moulin de porée

Ce moulin est sur la carte de Cassini.

En parcourant les registres de l’État Civil nous avons relevé La présence de Pierre TROULLE, frère de François décédé, en 1809, puis celle de Symphorien, probablement un neveu, en 1836 et 1841.

On note la présence en 1814 de René DROUAULT.

Mais c’est Madame Vve François TROULLE - née Jeanne BURET - qui est inscrite comme propriétaire en 1812 (cadastre Napoléon) et ce jusque en 1839 (matrices cadastrales).

G) LE MOULIN DE LA BOURGEOISIE

Nb : Vu la brève durée de « vie » de ce moulin, il n’a pas été fait de graphique.
Construit par Jean TAILLEBUIS en 1847 et démoli en 1848.
En 1852, il est déclaré propriétaire du moulin de la Porée.



Nous retrouvons sur la carte ci-dessous les positions respectives des mouins du Plessis-Grammoire.

La carte moulins


Charles.Branchereau, d’après les documents de monsieur Marcel Planchenault.