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Les moulins à vent du Plessis et de Foudon

LES MACHINES

Voici les schémas des différents type de moulins à vent que l’on trouve en Anjou, ces figures sont volontairement simplifiées, leur but est seulement de montrer des principes.
Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter, comme nous l’avons fait,   les ouvrages suivants :

- MOULINS D’ANJOU, l’Inventaire, Images du Patrimoine, Ministère de la Culture .
Textes de Christian Cussonneau, photographies de François Lasa et Bruno Rousseau.

- MOULINS   à CHANDELIER d’ANJOU par Michel Raclin, AMA.

Les moulins turquois

  Les moulins turquois :
les meules et tout le mécanisme sont dans la cabine, le pivot est solidaire de la dite cabine, et tourne dans un trou de la tour lors de la mise au vent, cette manoeuvre se fait à l’aide de l’échelle située à l’arrière de la cabine

Ce type de moulin a été abandonné en Anjou au XVIème siècle, il reste une tour de l’un deux à Dampierre-sur Loire.

Les moulins à chandelier

Les moulins à chandelier   (ou moulin pivot) :

Les meules et tout le mécanisme sont dans la cabine, lors de la mise au vent, cette dernière tourne autour du pivot, celui-ci étant solidaire de la cavette est donc fixe, la manoeuvre se fait grâce à la queue ou guivre, barre de bois placée à coté de l’échelle (un treuil ou un âne peut aider à la manoeuvre)

C’est ce type de moulin qui était utilisé au Plessis-Grammoire et à Foudon, on les trouvait surtout dans la vallée de l’Authion, à Angers, et aussi dans le Segréen.

Deux sont restaurés, un à La Ménitré et l’autre à Charcé-Saint-Ellier. On estime que ce type de moulin s’est implanté en Anjou   au début du XVIème siècle.

DE L’ORIGINE DU MOT « TURQUOIS » :

Ce mot, en ancien français, signifiait « carquois », cet objet avait pour but de servir d’étui à flèches ; On peut remarquer que le pivot de ce moulin, placé dans sa tour, pouvait rappeler une flèche dans son étui.. Cette explication est donnée dans l’ouvrage cité : MOULINS D’ANJOU .

Le dictionnaire historique de la langue française LE ROBERT nous apprend que « carquois » est une corruption de l’ancien français « tarchais » (1170) ou « tarquais » (1466) ... «  tarquais » est   emprunté au grec médiéval « tarkasion » ... lui-même emprunté au persan « tirkas » (étui à flèches)


DE L’ORIGINE DU MOT « A CHANDELIER »

La pièce de charpente qui supporte le pivot et s’appuie sur la cavette (voir schéma ci-après) ressemble   à un chandelier avec sa bougie.


ET LES AUTRES ?

Pour le « moulin tour », il n’y a pas de problème ! Quant au «  cavier », c’est à cause de sa partie basse, nommée tout simplement ... « cave » !

Moulin-tour :

Les meules et le mécanisme se trouvent à l’étage, la mise au vent se réalise en faisant tourner la toiture par rapport à la tour à l’aide d’un grand bras en bois qui va de la toiture jusqu’au bas du moulin : la queue ou le guivre, à la place il peut y avoir un treuil placé sous la coiffe (cas de moulins rehaussés lors de la mise en place d’un système BERTON).

Ce type de moulin se retrouve surtout dans l’ouest de la province à partir du XIVème siècle et dans les Mauges.car après les guerres de Vendée, il a fallu reconstruire les anciens moulins (sans doute de type chandelier) détruits par les troupes républicaines.

Le moulin-cavier

Le moulin-cavier :

La cabine reçoit l’arbre, le rouet, la lanterne (voir schéma ci-après), l’axe vertical (gros-fer) traverse un pivot creux et entraîne les meules placées dans la cave, le moulin se met au vent en tournant la cabine autour du pivot creux solidaire du massereau, ce en utilisant l’échelle d’accès à la cabine 

Ce type de moulin s’est développé au cours du XVIème siècle, dans la partie sud-est de la province, il est typique à l’Anjou.

Le moulin chandelier

Maintenant, regardons de plus près l e moulin chandelier 

Voici une perspective cavalière de la partie de charpente appelée CHANDELIER, c’est autour de l’axe 12 que pivote la cabine du moulin pour être mise au vent, les liens obliques 13 et 14 transmettent la charge aux extrémités des soles 15, lesquelles s’appuient sur les piliers maçonnés 16.

La partie basse du pivot 12, de forme carrée, ne doit pas porter sur les soles 15, un jeu dans l’assemblage le permet.

Voir ci-dessous un croquis d’un moulin chandelier.


Schema du moulin chandelier

Vue schématique d’un moulin chandelier (sources : l’Encyclopédie, Michel Raclin in les moulins chandeliers d’Anjou) semblable à ceux du Plessis-Grammoire et de Foudon

01 : Ailes  : souvent équipées du système BERTON qui permettait au meunier de régler la surface de voilure sans arrêter le moulin, ce dispositif n’est pas représenté dans le schéma.
02 : Rouet  : il est entouré par un système de freinage auto bloquant à bande, celui-ci n’est pas représenté ici.
03 : Lanterne
04 : Trémie  : reçoit le blé à moudre.
05 : Meule supérieure tournante.
06 : Meule inférieure fixe.

07 : Sommier  : c’est la poutre maîtresse du moulin.
08 : Régulateur à boules (régulateur de Watt) : permet à l’aide d’un système de leviers de régler automatiquement l’écartement et la vitesse des meules (freinage en en cas d’augmentation accidentelle de la vitesse ).
09 : Levier de commande manuelle de réglage de l’écartement et de la vitesse des meules.
10 : Anche  : c’est le conduit qui amène la farine des meules vers le blutoir.
11 : Blutoir  : c’est une sorte de tamis conique, tournant autour de son axe (presque) horizontal , il permet de trier la mouture selon sa grosseur.
12 : Pivot.
13 : Liens obliques.
14 : faux liens obli
ques .
15 : Soles .
16 : Piliers.

17 : Cavette .

18 : Queue .

Nb  : les objets 12, 13, 14, 15 constituent le chandelier.
Les soles s’appuient sur quatre piliers en pierres, ceux-ci sont entouré par un mur circulaire qui constitue la cavette, les liens obliques 13 servent de support à une toiture en ardoises, ils transmettent la charge verticale du pivot aux extrémités des soles qui portent les piliers.
La partie cylindrique du pivot fixe pénètre dans la structure du moulin, ce dernier pourra pivoter autour de ce pivot pour être mis « au vent » grâce à un grand levier situé à l’arrière du moulin : la queue (18).
Il existe un système pour lever les sacs, il n’est pas représenté sur le schéma.

Fonctionnement : 

Sur le plan mécanique , Le rouet est entraîné en rotation par les ailes et leur arbre, ainsi que la lanterne, son axe (gros fer), et la meule supérieure (la meule inférieure est fixe).

En ce qui concerne l’obtention de la mouture, le blé (ou autre céréale) est placé dans la trémie, il passe dans le trou central de la meule supérieure (tournante), et vient entre les deux meules où il est écrasé et devient donc farine, cette dernière accède au blutoir grâce à un conduit (anche), là elle sera triée, puis mise en sac.