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La Bertière

Vie Culturelle

La Bertière était, avant la Révolution, le siège d'une seigneurie dont les terres se partageaient entre les paroisses du Plessis, Pellouailles et Villevêque. Le château dont il ne reste plus qu'une aile, remonte au XIIIème siècle. Les constructions qui subsistent sont plus récentes, vraisemblablement XVIème-XVIIème siècles.

C'était une maison forte entourée de douves, aujourd'hui en partie comblées. Cette énorme bâtisse comportait une quarantaine de fenêtres, et on y accédait par deux ponts : à l'est un pont de pierres qui existe toujours, à l'ouest un pont-levis.
Sur le plan paroissial, les seigneurs de la Bertière étaient rattachés au Plessis. Mais ils possédaient leur propre chapelle, à l'extérieur des douves, (repère 329 du plan cadastral), située dans la paroisse de Villevêque.
Furent seigneurs de la Bertière, la famille Tillon, du XlVème au XVIème siècle, puis ensuite, jusqu'à la Révolution, la famille Trouillet. C'était des gens d'origine roturière, anoblis comme ce fut souvent le cas à l'époque, par l'exercice de charges parlementaires, judiciaires ou municipales (noblesse de cloche). Les Trouillet étaient « Conseillers du Roy en son Parlement de Bretagne ».

 
Gravure Bertière
La charge exercée par le chef de famille était transmise à sa mort au fils aîné. Les cadets se débrouillaient en servant dans l'armée. Ce fut le cas du dernier seigneur de la Bertière, qui après une carrière militaire dans la marine royale, succéda à son frère aîné, sans toutefois hériter de sa charge de conseiller.
Il traversa apparemment sans encombre la période révolutionnaire, et mourut en 1822. Il n'avait pas d'héritier direct. La Bertière fut alors vendue à M. Joubert-Bonnaire, industriel et maire d'Angers. En 1843, celui-ci rétrocéda le château aux ascendants des propriétaires actuels, M. et Mme André Trouillard.
C'est à M. et Mme Trouillard que vous devez le plaisir pouvoir visiter aujourd'hui la Bertière. Qu'ils en soient doublement remerciés.
Tout d'abord, pour l'avoir préservée d'une ruine définitive en entreprenant il y a quelques armées d'importants travaux de restauration. L'intervention, menée de façon intelligente, car elle passe inaperçue pour des personnes non averties, a consisté à réaliser des planchers et des chaînages en béton armé écartant toute risque d'écroulement du bâtiment.
Ensuite, pour avoir ouvert la porte de cette vieille demeure afin que vous puissiez la visiter et aussi l'admirer.
Vous y verrez l'ancienne cuisine du château avec le puits, l'âtre, le fourneau à braise.... telle qu'elle devait être quand la famille Trouillet habitait là. Dans la grande salle au dessus, remarquable par ses proportions et sa très belle cheminée, vous trouverez des documents concernant les Trouillet. Au second, sous le toit, vous pourrez examiner la charpente. L'escalier vous mènera enfin au dernier étage de la tour où se trouve la fuye qui comporte 320 nids, dans des pots de grès noyés dans le mur. Ce qui, à notre connaissance est extrêmement rare, et peut-être unique.

La Commission Histoire et Patrimoine du Plessis-Grammoire

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  • L'absence de droits d'accès - fichier '/../../images/Vie-Culturelle/Patrimoine/gravurebertiere.jpg'
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